“No pain no gain” c’est has been !

Dans les croyances collectives, pour obtenir quelque chose il faut que ça soit dur et intense sinon les résultats seront faibles voir inexistants.

Alors c’est vrai que si on dédie sa vie à cette nouvelle compétence, cette stratégie fonctionne sur le court terme. Mais on oublie que la véritable assimilation se fait pendant la phase de repos. Et ça n’est pas fait que pour le sport !

Si comme moi, il vous est déjà arrivé d’oublier plus de choses qu’à l’accoutumée, c’est que vous tirez plus sur le PAIN que sur le GAIN et qu’il est temps de changer de stratégie.

Etendre doucement sa zone de confort, ma stratégie long terme

Pour que tout le monde soit d’accord sur le vocabulaire : je vais considérer que sont dans la zone de confort les activités que je sais faire et qui ne me demandent pas un effort d’adaptation conséquent.

Si on trace la zone de confort sous forme de cercle, voilà à quoi ça pourrait ressembler :

Le modèle “no pain, no gain”

Le no pain, no gain pourrait ressembler à ça. On constate qu’on va sans arrêt loin de la zone de confort.

Ce qui demande beaucoup d’effort au corps pour s’adapter.

Le modèle “no pain”

Le no pain est le modèle opposé. On reste bien sa zone de confort, loin de l’inconfort. Dans ce cas, le corps qui continue de s’adapter réduit la zone de confort.

J’aime beacoup le proverbe anglais “use it or lose it” qui illustre tout à fait la situation. Si on ne fait jamais rien, un jour on ne pourra plus rien faire…

Le modèle “étendre doucement sa zone de confort”

Avec ce modèle, on travaille essentiellement aux limites de sa zone de confort et on explore la zone d’inconfort sur certains éléments afin d’élargir sa zone de confort. Et pour les choisir, je vous conseille de ne travailler que sur un thème à la fois.

L’intérêt principal c’est que le corps va vraiment se concentrer sur l’acquisition des nouvelles compétences sans s’épuiser à maintenir les autres.

Et concrètement ça donne quoi ?

Prenons par exemple quelqu’un qui souhaite tenir en équilibre sur une main, perdre du gras et produire du contenu de qualité (vraiment un exemple au hasard…)

Cette personne pourrait par exemple s’organiser de la manière suivante

Au quotidien:

  • Suivre son alimentation de manière précise au quotidien

Chaque semaine:

  • Faire quelques équilibres avec le poids du corps décalé sur un bras,
  • Faire de la veille autour de la création de contenu

Chaque mois:

  • Regarder un blockbuster en VO (pour conserver la compréhension orale en anglais)
  • Jongler une fois avec 3 balles
  • Faire une routine de yoga
  • Faire un drapeau de chaque côté

Comme vous pouvez le constater, l’effort est finalement assez minime mais les progrès sur le long terme sont réels.

Focus entraînement

Se baser sur le ressenti

Pour l’entraînement, il existe une mesure pour définir l’effort perçu très en vogue : le RPE.

En gros, on va définir l’effort perçu sur une échelle de 1 (repos, aucun effort) à 10 (effort maximal). En évaluant son RPE à chaque série ou chaque entraînement, on peut facilement se rendre compte si la stratégie utilisée est la bonne…

Pour en savoir plus, voici une vidéo explicative proposée par Prépa & Performance

Définir l’intention avant de s’y mettre

Vous le savez, j’aime quand c’est simple à mettre en œuvre.

Alors voici comment je m’organise dans la semaine :

  • Une séance très difficile (☠️) pour sortir de ma zone de confort et récupérer,
  • Une à trois (généralement 2) séances modérées (😅) pour ancrer les acquis,
  • Des séances très light ( 😇) au niveau intensité et durée quand j’en ai envie, juste pour bouger.

Ce qui me plaît là dedans :

  1. Je sais quand ça doit être dur et je peux m’y préparer mentalement,
  2. Je sais quand j’en fais trop ou pas assez,
  3. C’est vraiment facile à mettre en oeuvre et très souple
  4. Je peux vérifier si mon effort était au niveau attendu

Alors convaincu d’abandonner le no pain no gain ?

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